L’Angleterre ne s’est pas qualifiée automatiquement pour l’Euro 2025, bien qu’elle soit tenante du titre. Contrairement à la règle appliquée lors de certaines éditions masculines, aucune invitation automatique n’a été accordée à l’équipe championne en titre.
La participation anglaise résulte donc d’un parcours de qualification classique, soumis aux mêmes exigences que les autres nations. Ce choix de l’UEFA s’inscrit dans une volonté d’équité sportive, mais il soulève des questions sur la reconnaissance du statut de championne sortante dans les grandes compétitions internationales.
Euro 2025 : un tournoi clé pour le football féminin européen
Jamais le championnat d’Europe féminin n’aura suscité autant d’attentes. L’UEFA prépare pour 2025 une édition qui compte bien marquer un tournant dans l’histoire du football féminin en Europe. La Suisse, pays hôte, va vibrer au rythme des matchs dans huit villes : une façon d’ouvrir grand les portes de la compétition à un public toujours plus large. Parmi les stades, le Parc Saint-Jacques à Bâle s’impose déjà comme le lieu qui concentrera toutes les attentions lors de la finale, symbole d’une édition qui veut secouer les habitudes et mettre en avant tout le potentiel du football féminin européen.
L’Euro féminin 2025 bénéficie d’un élan inédit. Calendrier condensé, exposition médiatique grandissante, compétitions nationales en pleine mutation : jamais les joueuses n’avaient abordé un tournoi continental avec autant de visibilité ni d’ambition. Les effectifs se préparent, portés par la volonté de briller en Europe féminin UEFA et de faire évoluer le regard sur leur discipline. Saint-Gall, Sion, Zurich, Berne… la Suisse offre ses stades et son organisation à la hauteur des enjeux.
Ce choix d’accueillir l’Euro féminin de football en Suisse s’inscrit dans une stratégie de l’UEFA : rapprocher l’événement de son cœur géographique tout en mobilisant de nouveaux publics. Ce championnat, ce n’est pas seulement une suite de rencontres : c’est l’affirmation d’un changement de dimension. Explosion de médiatisation, affluence record, essor des clubs et des sélections nationales : le championnat d’Europe féminin s’offre une vitrine. Les infrastructures suisses, et en particulier le Parc Saint-Jacques, deviennent les témoins d’un nouveau chapitre, où le football féminin affirme ses ambitions et s’invente une place de choix sur la scène internationale.
Angleterre, France, Allemagne… quelles équipes sont qualifiées et qui sont les favorites ?
Le panorama des équipes qui disputeront l’Euro féminin 2025 s’annonce relevé, avec une multitude de candidates sérieuses au sacre. L’Angleterre, tenante du titre, prend position avec assurance. Sous la houlette de Sarina Wiegman, la sélection s’appuie sur une génération à la fois affûtée et sûre de ses forces, fortifiée par le dynamisme de la Premier League féminine et l’influence de clubs emblématiques comme Manchester United.
La France arrive avec un effectif renouvelé, portée par le désir de franchir un cap après plusieurs rendez-vous manqués sur la scène continentale. Le groupe de Laurent Bonadei conjugue expérience et jeunesse, une alchimie qui pourrait, enfin, permettre aux Bleues de se hisser en finale.
L’Allemagne reste un modèle de régularité. Forte de huit titres européens, la Mannschaft s’appuie sur sa discipline tactique et une culture de la gagne solidement ancrée. Face à elle, la nouvelle donne européenne redistribue pourtant les cartes. L’Espagne, emmenée par Alexia Putellas et Aitana Bonmati, propose un style bien à elle, combinant talent individuel et force collective, fruit d’années de domination en Ligue des nations et sur la scène des clubs.
Des contenders inattendus pourraient bien venir jouer les trouble-fête. Le pays hôte suisse compte sur le soutien de son public et l’expérience glanée lors des dernières éditions. Les équipes nordiques, fidèles au rendez-vous, restent à surveiller. Quant au tirage au sort, il pourrait bien rebattre les cartes dans une compétition qui n’a jamais paru aussi disputée ni aussi ouverte.
Billetterie, stades et accès : tout ce qu’il faut savoir pour assister aux matchs
Le calendrier de l’Euro féminin en Suisse promet de rythmer l’été. Dès la mise en vente des billets, la ruée s’annonce : supporters de l’Angleterre, de la France, de l’Allemagne ou simples amateurs, tous ont en tête que la rapidité sera de mise. Sur le site officiel de l’UEFA, chaque place s’arrache, transformant la billetterie en véritable enjeu. Les tarifs varient selon les catégories et l’avancée du tournoi, ce qui permet à toutes les générations et catégories de public de tenter l’expérience, des passionnés de football féminin aux familles curieuses.
Pour repérer les stades qui accueilleront les plus grands rendez-vous, voici un aperçu des cinq enceintes majeures :
- Parc Saint-Jacques (Bâle), centre névralgique du tournoi et hôte de la finale
- Stade Letzigrund (Zurich), lieu phare des phases de groupes et des demi-finales
- Arena Saint-Gall (Saint-Gall), qui promet des affiches animées
- Stade Wankdorf (Berne)
- Stade Tourbillon (Sion)
Se rendre dans ces stades n’a rien d’un parcours du combattant. Les trains suisses, réputés pour leur ponctualité, relient facilement les villes hôtes. Souvent, le billet d’entrée donne droit à des réductions ou à la gratuité des transports publics : une habitude bien ancrée lors des grandes compétitions en Suisse. Aux abords des stades, tout se prépare pour accueillir les foules : fan zones, espaces de restauration, animations. L’hospitalité suisse se met en place pour faire de cette édition de l’Euro féminin une grande fête populaire.
Droits TV et enjeux économiques : l’Euro 2025 sous le prisme médiatique
L’Euro 2025 s’avance comme le tremplin médiatique du football féminin. L’UEFA a négocié une augmentation nette des droits TV, portée par la montée en puissance du sport et l’appétit grandissant des diffuseurs européens. Au Royaume-Uni, la BBC et ITV ont réussi à décrocher la diffusion de la totalité du tournoi, preuve que l’engouement dépasse désormais les frontières britanniques.
En France, la bataille pour les meilleures affiches fait rage : chaînes généralistes et plateformes numériques se disputent les rencontres les plus attendues, conscientes de la popularité grandissante de l’Angleterre, la France ou l’Allemagne. Les retombées ne se limitent pas à l’écran. Sponsors, équipementiers et institutions profitent de cette exposition pour renforcer leur présence sur le marché européen. La professionnalisation du secteur s’accélère, soutenue par un calendrier international chargé et une organisation renforcée des clubs.
L’impact économique prend une nouvelle dimension. L’UEFA a revu la redistribution des recettes du championnat d’Europe féminin, ce qui profite aux fédérations pour structurer leurs projets et renforcer leur base. La Suisse, en accueillant le tournoi, en récolte les fruits : tourisme, attractivité, notoriété, tout converge pour installer durablement le football féminin dans le paysage européen.
L’Euro 2025 ne se contente plus d’être un rendez-vous sportif. Il s’impose comme une force motrice, capable d’amplifier la croissance du football féminin et de redessiner le visage du sport en Europe. L’heure n’est plus à l’attente : la scène est dressée, les regards sont braqués sur la Suisse, et chaque nation rêve déjà de bousculer la hiérarchie.


